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L'origine
du nom de Saint-Georges-sur-Baulches |
La première mention écrite
de Saint-Georges sous la forme latine "Sancto Georgio" se
manifeste dans un acte du seigneur Miles de Noyers daté de 1213 relative
aux droits dus sur les bois de Montboulon. Avant cette date Saint-Georges
s'appelait Bercuy (Bercuiacus). Ce nom apparaît pour la première fois
dans une charte testamentaire de l'évêque d'Auxerre Saint-Vigile datée
des années 680.
La seigneurie de
Saint-Georges passe des mains des sieurs de Noyers à celles du chevalier
Jean des Barres pour ensuite être achetée pour moitié en 1238 par
l'abbaye Saint-Germain d'Auxerre. L'autre moitié dépend des comtes
d'Auxerre puis à partir de 1370 du roi de France. A la fin du 16ème Siècle,
Henri IV engage sa seigneurie auprès de Claude Charles, contrôleur du
grenier à sel d'Auxerre. Saint-Georges appartient ensuite à la famille
Fernier héritière de Claude Charles, puis de la famille Marie pour
changer enfin plusieurs fois de mains jusqu'à la Révolution.
Saint-Georges devient
alors chef-lieu du canton de Baulche pour une dizaine d'années - de
janvier 1790 à février 1800. La commune suit ensuite l'histoire de
l'Auxerrois et celle de la France : l'invasion des troupes coalisées en
1814, les Prussiens en 1870, la Grande Guerre, l'occupation en 1940...
Enfin dans les années 1960, le nouvel essor démographique fait de Saint-Georges une petite ville pavillonnaire qui ne manque pas de charme.
L'appellation complète Saint-Georges-sur-Baulches
est très récente puisqu'elle date du 7 juillet 1918. Sur avis du
Ministre de l'Intérieur qui estime qu'il faudrait faire suivre le nom de
la localité par un complément afin d'éviter toute confusion (il y a 79
Saint-Georges en France ; c'est la Grande Guerre, et il est difficile de
retrouver le village d'origine des soldats "morts pour la
France"), le conseil municipal délibère et décide de lui attribuer
le suffixe de "sur-Baulches".
Avant cette date, le village se
nomme tout simplement Saint-Georges. Cependant au XVIIème
siècle, on trouve l'appellation Saint-Georges-près-Auxerre.
Mais la première mention écrite de
Saint-Georges : "Sancto Georgio" apparaît dès 1212 dans une
charte en latin de Miles de Noyers indiquant qu'il possède des hommes
dans ce village.
Le nom de ce saint était
pratiquement inconnu en Europe avant les Croisades et c'est sous
l'impulsion des seigneurs revenant de Terre Sainte que son culte s'est
développé. Pierre MIQUEL, dans son ouvrage : "Petite
histoire des noms de lieux, villes et villages de France" indique que
Saint-Georges est un saint guerrier que l'on affiche aux points
stratégiques. Notre village avait-il un rôle stratégique au XIIIème
siècle ? Mystère.
Auparavant, Saint-Georges s'appelait
Bercuy (en latin : Bercuiacus). Ce nom apparaît pour la première fois
dans une charte latine de l'évêque Saint-Vigile datée des années 680
dans laquelle il lègue à l'église Notre-Dame-La-d'Hors des prés et des
champs situés à Bercuy, sur le Ru de Baulche, qui lui venait de ses
parents. Ce nom de Bercuy perdure au moins jusqu'en 1417, car à cette
date un acte émanent du Prieur de Saint-Eusèbe indique : "Bail des
maisons et héritages de Bercuy-lès-Auxerre". Etymologiquement
Bercuiacus désigne probablement le territoire ayant appartenu soit à un
gallo-romain du nom de BERCUS, soit à un germain du nom de BERCUO.
Saint-Georges-sur-Baulches est
indissociable de son hameau principal : Montmercy. Son nom apparaît pour
la première fois sous sa forme latine "Mamarciacum" en 621 dans
le testament de l'évêque d'Auxerre Desiderius (Saint Didier) effectué
au profit de l'église Saint-Germain. Puis en 1171, on trouve la mention :
"Monte-Marcii" dans une charte du Comte de Nevers désignant
Guillaume de Montmercy. A l'instar de Bercuiacus, l'origine étymologique
de Mamarciacum semble désigner un personnage gallo-romain du nom de MARCIUS
ou MAMARTIUS.
Enfin qu'en est-il du nom des
habitants de Saint-Georges ? "Les Baulchois". Cette appellation
est très récente. En effet, les conseillers municipaux adopte ce nom
lors de la délibération du Conseil Municipal du 21 novembre 1974.
Néanmoins, avant de baptiser les habitants de la commune une enquête
avait été menée par Monsieur Pierre HENRY, ancien secrétaire de
mairie. Il avait écrit aux 79 maires des communes portant le nom de
Saint-Georges ainsi qu'à Maurice GENEVOIX secrétaire perpétuel
de l'Académie Française afin de savoir comment désigner les habitants
de Saint-Georges. Parmi les réponses on eut droit aux : Saint-Georgeais,
Saint-Georgeois, Saint-Georgiens, Georgiens, Georgipolitains, Baulxois... Maurice
GENEVOIX proposa BAULCHOIS. Enfin, afin de ne pas prendre une
décision à la légère, dans le bulletin municipal n° 7 (Janvier-Avril
1974) on proposa aux habitants de Saint-Georges de choisir lequel de ces
noms leur conviendraient au mieux. Le terme de "BAULCHOIS"
fut retenu, et le Conseil Municipal se rallia à la vox populi.
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| Dates |
Événements |
| vers
621 |
Legs
de Désidérius, évêque d'Auxerre de terres situées à "Mamarciacum"
(Montmercy, hameau de Saint-Georges) à l'église Saint-Germain
d'Auxerre. |
| vers
680 |
Donation
par Saint-Vigile, évêque d'Auxerre au monastère Notre-Dame-la-d'Hors
d'Auxerre de prés et de champs situés à Bercuiacus" (Bercuy
ancien nom de Saint-Georges). Il s'agit là de la première mention écrite
de l'existence du village. |
| 1163 |
Confirmation
par Alain, évêque d'Auxerre, des biens de l'abbaye Saint-Marien
notamment un moulin sur le ru de Baulche. |
| 1187 |
Echange
entre Pierre de Courtenay, comte d'Auxerre et l'abbaye Saint-Germain des
bois de Montboulon. L'abbaye cède la moitié du bois et le comte la
moitié de ses droits. |
| 1212 /
1213 |
La forêt
de Montboulon est adjugée à l'abbaye Saint-Marien et le droit de pâturage
est interdit aux habitants de Saint-Georges. Par cet acte on apprend que
le village appartient au seigneur Miles de Noyers. C'est aussi la première
mention du nom de "Sancto Georgio" (Saint Georges). |
| 1219 |
Charte
de Guillaume de Seignelay, évêque d'Auxerre, attestant la donation du
chanoine Girard Baleine du terrain de Celles destiné à fonder l'abbaye
de Celles, monastère de l'ordre des Bernardines. |
| 1229 |
Transfert
de l'abbaye de Celles dans la plaine des Isles à Monéteau (89). |
| 1238 |
Vente
de la moitié de la seigneurie de Saint-Georges par le chevalier Jean
des Barres à l'église Saint-Germain d'Auxerre. |
| 1253 |
Première
mention de l'existence de l'église du village. |
| 1299 |
Acte
par lequel Guillaume de Chalons, comte d'Auxerre, donne à l'abbaye
Saint-Marien la basse justice qu'il avait sur le territoire de Saint-Georges en échange des hommes et femmes (serfs) détenus par l'abbaye
en la ville d'Auxerre. |
| 1369 |
Plainte
des comte et comtesse de Baulche et des bourgeois de Saint-Georges
contre l'abbé de Saint-Germain qui prétendait droit de mainmorte sur
lesdits habitants qui sont des personnes libres. |
| 1396 |
Sentence
du bailliage d'Auxerre maintenant le roi et les religieux de
Saint-Germain seigneurs par indivis de Saint-Georges, à l'encontre du
chapitre Saint-Etienne d'Auxerre qui disait en être le véritable
propriétaire. |
| vers
1468 |
Le
Bailli d'Auxerre Jean Régnier le jeune est également seigneur de
Montmercy. |
| 1596 |
Claude
Charles, contrôleur du grenier à sel d'Auxerre, achète au roi Henri
IV, moyennant 330 écus, la terre et seigneurie de Saint-Georges. |
| 1632 |
La
seigneurie de Saint-Georges revient à Claude Fernier, neveu de Claude
Charles. |
| 1695 |
Saint-Georges passe entre les mains de Thomas Marie époux en seconde noce de
Marie Fernier née Regnauldin, dite la Dame de Saint-Georges. |
| 1757 |
Travaux
dans l'église : son aspect, dans les grandes lignes, ne changera plus désormais. |
| 1790 /
1800 |
Saint-Georges
devient chef-lieu du canton de Baulche. |
| 1814 |
Invasion
bavaroise et autrichienne suite à l'épopée napoléonienne. |
| 1870 |
Invasion
prussienne, la commune est lourdement réquisitionnée. |
| 1940 /
1945 |
Occupation
allemande. |
| 1960 /
1975 |
Transformation
d'un petit village rural en une ville pavillonnaire suburbaine. |
Haut
Comme chacun sait la Révolution
Française et les années suivantes ont bouleversé la vie quotidienne des
français. Certains ont même été broyés dans la spirale de la répression.
Ce fut le cas pour bon
nombre d'ecclésiastiques de l'époque, et le curé de Saint-Georges n'échappe
pas à la règle.
Il se nommait François
LUCAS, et était curé de Saint-Georges depuis 1773. Il coulait des jours
heureux. Bien sur il déplorait bien un peu le manque de pratique de ses
paroissiens. Seul la semaine Pascale voyait les bancs de l'église se
remplir un peu plus. Oh! Guère plus que les autres jours, mais
suffisamment pour justifier son sacerdoce. Néanmoins, il avait de bons
revenus. Il avait affermé les dîmes de la paroisse à Nicolas Charrier
le 6 juin 1790. Cela lui rapportait 1275 livres par an, 200 bottes de
paille et un demi quarteron de glais (paille de seigle longue et souple
utilisée comme lien). Il payait chaque année 61 livres d'impôt pour une
maison, 50 carreaux de terre et 100 carreaux de vigne. Cela lui laissait
de beaux profits.
Or, tout va changer, le
29 novembre 1791 l'assemblée législative vote un décret obligeant les
ecclésiastiques à prêter serment à la République. Plus question de
revenus, c'est l'Etat qui leur verse un traitement. Et, s'ils ne prêtent
pas serment c'est la perte de traitement et la dénonciation devant les
tribunaux comme suspects. François Lucas prête ce serment, devient prêtre
constitutionnel et reçoit la pension des ecclésiastiques.
Mais à partir de 1793,
la position des prêtres devient plus difficile encore. En effet, ils
n'ont plus le monopole des registres paroissiaux (qui devient l'état
civil), et la légalisation du divorce leur pose le problème de savoir
s'ils doivent suivre la loi et donner le sacrement du mariage aux divorcés.
Sans doute est-ce pour cela que le 5 avril 1793 il est dénoncé comme
suspect et "les citoyens Desmaisons, directeur du jury, Simonnet et
Brotot, administrateurs se transportent sur le champ chez ledit Lucas pour
y perquisitionner". Le 4 mai, il est de nouveau dénoncé comme très
suspect. Mais finalement, il lui faudra attendre le 22 décembre 1794 pour
être mis sous surveillance domiciliaire. Sans doute n'a-t-il plus le
droit à partir de cette date d'exercer son ministère, il mourra le 30
mai 1800 à Saint-Georges à l'âge de 68 ans (dans son acte de décès il
est inscrit :"ex-curé de la commune").
Cependant, le 13 juillet
1796, le "citoyen ROSMAN" indique qu'il fixe son domicile à
Saint-Georges et "qu'il est dans l'intention d'exercer le ministère
du culte catholique dans le temple de Saint-Georges". Il se déclare
même "instituteur particulier et maître de pension". Il faut
dire qu'il a des références puisqu'il était le directeur du collège
d'Auxerre (l'actuel Lycée Jacques Amyot) d'où sortirent le mathématicien
Fourier et le général Davout.
Mais là encore la
tranquillité n'est pas de mise, le coup d'Etat des directeurs républicains
du 4 septembre 1797 provoque un retour à une politique antireligieuse et
ramène la persécution. Les prêtres réfractaires deviennent passibles de
la peine de mort s'ils ne s'expatrient pas. Rosman est alors accusé
d'avoir fait jouer à ses élèves des pièces anti-civiques telle que
"La pauvre femme " et "Le souper des jacobins" ; de
laisser porter à ses élèves l'uniforme de l'Ecole Royale Militaire et
de leur donner un enseignement pernicieux. Le pauvre homme s'en défend
dans un mémoire daté du 30 septembre 1797. Il meurt le 28 avril 1799 à
l'âge de 57 ans à Saint-Georges.
Ces temps difficiles ont
fait disparaître un grand nombre de prêtres en France, d'ailleurs il
faudra attendre 1805 pour revoir un curé s'installer à Saint-Georges.
Eric Vandenbossche.
Directeur de la bibliothèque
Haut
Plusieurs
correspondants du Québec nous ont demandé des renseignements sur ce château
et ses propriétaires successifs. Le bibliothécaire de la ville de
Saint-Georges : Eric Vandenbossche,
a mené l'enquête.
Voici quelques
renseignements concernant le château de Billy situé à
Saint-Georges-sur-Baulche (89 Yonne).
A l'heure actuelle le château
appartient au Conseil Général de l'Yonne qui en a fait un
Institut Médico-Educatif. Dans les années 1960 il servit de lieu
d'accueil pour les rapatriés d'Algérie.
Auparavant, il
appartenait à Monsieur Jules Grollimund, industriel de Mulhouse
(Bas-Rhin). Il avait acheté le château en 1926 aux ayants droit de
Monsieur Gustave Germain Marie Poterat de Billy, général de
brigade qui lui même l'avait hérité de son père Monsieur Augustin Edme
Germain Poterat de Billy en 1890. Ce dernier avait acquis le château
en 1844 de Madame la Baronne Jeanne Chaunel veuve de Jean-Jacques Fesquet
de Baulche. Celle-ci avait acheté le château en 1828.
Les propriétaires antérieurs
sont classés par date d'acquisition :
| 1827 |
Monsieur
et Madame Louis François Bargouze |
| 1824 |
Monsieur
et Madame Jacques Guesnier Desbordeaux |
| 1813 |
Monsieur
le Chevalier Henri Dechampeaux et Madame Angélique de Courgerenel |
| 1809 |
Monsieur
Adrien Croquet de Beaubois |
| 1803 |
Dame
Marie Picard veuve de Monsieur Gabriel Garet |
| 1791 |
Monsieur
Pierre Soufflot |
| 1755 |
Dame
Marie Journet et Monsieur Daniel Chaunel |
| 1752 |
Monsieur
Michel Doubled de Baulche |
Avant cette date le château
appartenait à Etienne Thomas Marie de Varennes, il dû vendre son
château et sa seigneurie sur arrêt du Conseil d'Etat en date du 11 février
1750. Il tenait son bien de sa mère Marie Regnauldin, Dame de
Saint-Georges (remariée en 1695 avec Thomas Marie), qui avait épousé
en première noce en 1679 Claude Fernier, seigneur de Saint-Georges
depuis 1662. Celui-ci tenait sa seigneurie de son oncle Etienne Fernier,
seigneur en 1657. La seigneurie venait du père de ce dernier : Claude Fernier
(1642) qui la tenait de l'héritage de son oncle maternel Claude Charles,
premier seigneur engagiste de la terre de Saint-Georges en 1596.
Le château actuel est un
édifice moderne, il fut construit entre 1902 et 1906. En effet, il a
été rebâti sur l’emplacement d’un château plus ancien (on sait
qu'en 1745 a lieu la bénédiction de la chapelle du château et son
ouverture au culte pour les châtelains) peut-être d'époque Louis XIV.
Monsieur
Jean Grollimund qui détient encore des documents sur le château a porté
à ma connaissance le livre de compte de Augustin Poterat de Billy,
le père du général, qui couvre la période 1842-1878. Dans ce livre, où
l'on voit la gestion du domaine du château, se trouve un "contrat de
travail" passé entre Monsieur de Billy et son jardinier. Ce contrat
est malheureusement incomplet mais suffisamment éloquent pour entrevoir les
conditions de vie d'un jardinier de château au siècle dernier. Voici
ci-dessous le texte en question :
Le
jardinier me devra tout son temps, à l'exception de quinze journées par
an, je ne le paierai pas ; il aura la jouissance de deux hectares
cinquante-six ares de prés pâtures qui peuvent être augmentés de 81
ares, 4 hectares et demi de terres, 40 ares de pâtures.
Il devra
faire tous les travaux du jardin et d'entretien de la propriété (toute
taille des arbres fruitiers, des haies, des charmilles et tout ce que je lui
demanderai : fauchage des gazons, emmagasinement (sic) des bois, charbons,
tonneaux, sciage du bois, etc...), en un mot tout son temps.
Il ne devra
pas travailler le dimanche sauf urgence réelle : menace d'orage, de grêle,
etc.
Il prendra
les légumes dont il fera usage pour sa consommation et celle de sa famille
à l'exception des primeurs que le bailleur se réserve jusqu'à ce qu'il
autorise le jardinier à en prendre. Dans aucun cas ce dernier ne devra
vendre de légumes.
Il aura les
produits de la basse-cour à l'exception des lapins qui seront partagés.
Il recevra
un cheptel : 4 ou 5 vaches, un cheval, une petite voiture et tous les
instruments de culture qui lui seront nécessaires.
Les fumiers
des vaches seront partagés par moitié entre les terres du jardin et celles
données au fermier.
Les fumiers
de mes chevaux seront exclusivement employés à fumer le jardin ou la
pâture que je me réserve. Une séparation pourra être faite dans la fosse
à fumier.
Le
jardinier aura chaque année..."
Le texte
s'arrête là mais on peut présumer de la suite car dans le livre de compte
se trouve un inventaire du "Mobilier du jardinier en objets
fournis", il s'agit de :"Une
couchette, une paillasse, un matelas, un traversin, une couverture de laine,
lit dont je puis disposer. Une
commode, 4 chaises, un fauteuil, un rayon1 , trois petites
tables, deux pelles en bois pour le four, une pelle en fer idem, une paire
de chenets, une crémaillère, une pelle à feu, une pincette."
Comme on le voit on est
loin des 5 semaines de congés payés, du SMIC et des 35 heures !
Descendance de Poterat de
Billy Augustin Edme Germain
| A |
Augustin
Edme Germain Poterat de Billy, Chevalier de l'ordre impérial
de la légion d'honneur, né en 1798, Propriétaire à Auxerre (89
- Yonne), décédé à Saint-Georges-sur-Baulche (89) le 15 Février
1876, épouse Christine Marie Hyacinthe Gislain de Bontin
(née en 1808 et décédée en 1890, fille de Charles Louis Gislain
de Bontin et de Augustine Françoise Séguier).
Il a eu 6 enfants qui suivent en B. |
| B.1 |
Gustave
Germain Marie Poterat de Billy, Officier de la légion
d'honneur, Lieutenant-colonel à Dunkerque (62-Pas de Calais),
Colonel à Arras (62-Pas de Calais) en 1898, Général à Nevers
(58- Nièvre), Général de Brigade à Saint-Georges (89-Yonne), né
à Auxerre (89-Yonne) le 18 Septembre 1840, décédé à
Saint-Georges-sur-Baulche (89) le 21 Février 1924, épouse
Marguerite Julie Goupilleau (née le 29 Février 1848 et décédée
le 25 Mars 1915).
Il a eu 5 enfants qui suivent en C. |
| C.1.1 |
Joseph
Poterat de Billy, Sous-lieutenant au 309ème
R.I., mort pour la France le 06/10/1915, croix de guerre avec
palme, légion d'honneur, décédé le 6 Octobre 1915. |
| C.1.2 |
André
Poterat de Billy, Lieutenant aviateur escadrille 120, mort
pour la France le 25/09/1917, croix de guerre avec palme, légion
d'honneur, décédé le 25 Septembre 1917 |
| C.1.3 |
Jean
Poterat de Billy, né à ? en 1873, industriel à Paris
(75) en 1924 |
| C.1.4 |
Madeleine
Thérèse Marie Poterat de Billy, née le 19 Octobre 1889,
décédée le 20 Novembre 1930. |
| C.1.5 |
Pierre
Germain Marie Poterat de Billy, né le 9 Décembre 1893, décédé
le 19 Août 1898 |
| B.2 |
Caroline
Marie Joséphine Poterat de Billy, née à Auxerre
(89-Yonne) le 1 Juin 1842, décédée à Saint-Georges-sur-Baulche
(89) le 4 Janvier 1878 |
| B.3 |
Germain
Marie Adrien Poterat de Billy, né à
Saint-Georges-sur-Baulche (89) le 4 Août 1845 |
| B.4 |
Gabrielle
Marie Octavie Poterat de Billy, née à
Saint-Georges-sur-Baulche (89) le 18 Septembre 1847.
(Notes : Toujours en vie en 1892) |
| B.5 |
Clotilde
Marie Poterat de Billy, née à Saint-Georges-sur-Baulche
(89) le 6 Juin 1850, décédée à Saint-Georges-sur-Baulche (89)
le 7 Février 1863 |
| B.6 |
Madeleine
Marie Poterat de Billy, née à Saint-Georges-sur-Baulche
(89) le 28 Janvier 1855, décédée à Saint-Georges-sur-Baulche
(89) le 17 Août 1869 |
A noter :
Edme Louis
Jean Poterat de Billy habitant à Auxerre (89-Yonne) qui possède
des terres à Saint-Georges-sur-Baulche de 1824 à 1849.
Clémence Poterat de Billy, religieuse de Saint-Vincent de
Paul à Zeneh Ismaël en Syrie en 1875-1876, elle possède des terres à
Saint-Georges-sur-Baulche en 1892.
Enfin, René Poterat
de Billy, propriétaire demeurant à Mailly-le-Château (89), né vers
1861, cousin germain de Gustave Germain Poterat de Billy, marié le
30 juillet 1889 avec Marie Henriette Gislain de Bontin (née en
1866 de Edme Marie Maurice Gislain de Bontin et Odette Charlotte
Victoire Marie Richard de Vesvrotte). Il est cité en 1915 lors des
obsèques de Marguerite Julie Goupilleau.
Eric Vandenbossche.
Directeur de la bibliothèque
Haut
Juste à côté de la station météorologique de
Saint-Georges on distingue une tour qui a d'ailleurs donné son nom à la
rue adjacente. Cette tour est en fait ce qui reste d'un ancien moulin à
vent.
La première trace que l'on ait
d'un moulin à vent à Saint-Georges remonte en 1576. Il s'agit de la
vente faite par Pierre Billetou, marchand, à Jehan Cernilly pour Jacques
d'Angluze, capitaine de 50 hommes d'arme, seigneur de Quenne, du bois et
du fer du moulin à vent sis sur le plateau de Celles moyennant 300 livres
tournois (visiblement il est en démolition).
Il faudra ensuite attendre le 23
germinal an II (11 avril 1794) pour que le conseil général de la commune
d'Auxerre autorise la construction pour le sieur Gillotte d'un moulin à
vent sur la montagne de Saint-Georges (sans doute la tour actuelle). La
construction s'effectue de septembre à novembre 1794. Mais après l'avoir
essayé on s'aperçoit qu'il est placé au-dessous du vent, ce qui est
capable d'en arrêter "la force et l'effet". Néanmoins, le
moulin semble fonctionner. En 1829-1830, deux moulins à vent sont
recensés à Saint-Georges, les deux appartenants à Monsieur Moreau,
meunier (l'un des moulins est noté comme construction récente). A la
même époque un poste de télégraphe Chappe est installé à
Saint-Georges
Contrairement à une idée
reçue, ce télégraphe Chappe n'a jamais été sur la tour encore visible
du moulin, il se situait à l'angle de la ruelle de Celle et de la route
de Bréande. Par contre, il est peut-être possible que c'était là
l'emplacement du second moulin d'où la confusion. Quoiqu'il en soit une
carte de 1843 montre d'une part le moulin et d'autre part le télégraphe.
En 1856, il ne reste déjà plus que la tour sans son toit et le moulin
est dit ancien, et les cartes postales du début de ce siècle montrent la
tour telle que nous la voyons aujourd'hui.
Cependant, l'histoire de la tour
ne s'arrête pas là. Au début des années 1950, un radio amateur
passionné Maurice Bernard loue celle-ci pour y installer du matériel de
réception de télévision. Avec l'aide de deux amis : Pierre Michel et
Marcel Purorge, ils obtiennent la permission officieuse des pouvoirs
publics de faire profiter les auxerrois des bienfaits de la télévision
française. Après amplification, ils purent rabattre sur Auxerre les
ondes qu'ils recevaient sur la tour, entassés dans trois boutiques de la
ville - possédant des récepteurs - les auxerrois assistèrent ébahis au
couronnement de la reine d'Angleterre (1952), au tour de France, ou au
défilé du 14 juillet. Une poignée de "mordus" faisait quant
à eux chaque soir le pèlerinage à la tour se réunissant en une sorte
de "télé club de mon moulin". La porte était ouverte à tous,
peut-être certains baulchois s'en souviennent-ils ?
Les trois techniciens heureux de
leur réussite décidèrent de créer leur propre chaîne de télévision
: "Auxerre Télévision" sans doute l'une des première
télévision libre de l'hexagone. D'abord les essais se firent en circuit
fermé : une caméra dans une vitrine d'un magasin d'Auxerre filmait les
passant et restituait leurs images sur un poste de T.V. Les réactions
furent mitigés mais les auxerrois furent tentés par ce nouveau moyen de
communication. Puis, il y eu la retransmission en direct de la foire
d'Auxerre. Enfin, la notoriété "d'Auxerre Télévision"
dépassa le cadre local, l'almanach de 1956 de "Radiotélévision
Luxembourg" y consacre un long article dans lequel on apprend que
Maurice Bernard accueilli dans la tour de Saint-Georges Gilles Margaritis
en personne (grand homme de télé de l'époque).
J'ignore quand pris fin cette
fabuleuse expérience. La tour de Saint-Georges quant à elle a été
aménagé en maison d'habitation en 1988.
Eric Vandenbossche.
Directeur de la bibliothèque
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"L'instituteur Louis
Fouchères avec sa classe devant la mairie-école vers 1910"
Et si nous en profitions pour
découvrir comment fonctionnait à Saint-Georges l'école de nos aïeux.
Les premiers maîtres d'école
connus à Saint-Georges sont Georges MACHAVOINE, de 1751 à 1759,
et Joachim VINOT de 1759 à 1774 (tous deux étaient aussi
vignerons et laboureurs). Un certain MANOURY fait fonction
d'instituteur de 1774 à 1782, enfin à partir de 1782, c'est une femme
qui dirige l'école : Madame GIRARD. En 1796, le citoyen Dom
ROSMAN se déclare "instituteur particulier et maître de
pension". Il s'installe dans la maison de campagne du collège des
Jésuites (actuellement le square Maxime Guignolle). Cela ne dure pas
longtemps car en 1797, il est persécuté par les révolutionnaires et
meurt en 1799. De toute façon, il est peu probable qu'il enseignait aux
enfants de Saint-Georges mais plutôt à un groupe d'étudiants en pension
chez lui.
En 1801, la commune demande
l'autorisation à la préfecture de mettre le presbytère à la
disposition du maître d'école sans qu'on en sache davantage. La place de
maître d'école est vacante à Saint-Georges en 1815 et un certain Timothée
CASSEMICHE propose ses services. Il loge au presbytère. Il doit
présenter des pièces justificatives, mais là non plus nous n'en savons
pas plus : A-t-il exercé ? Combien de temps ?
En 1818, il n'y a toujours pas
d'instituteur, mais Madame GIRARD, depuis 1782 enseigne toujours
aux enfants de Saint-Georges dans sa maison (le "Prieuré"). La
municipalité observe : "On est content et satisfait du zèle, de
la conduite de cette institutrice. On juge de ses bonnes qualités, de sa
moralité et de ses principes de religion par l'instruction des enfants
des deux sexes qui lui sont confiés, par les différents progrès qu'ils
font et par la sagesse dans leur conduite et la décence dans leur
tenue". En 1828, arrive Edme FALCONNIER, il ne reste pas,
on apprend d'ailleurs que les enfants de Saint-Georges sont envoyés aux
écoles d'Auxerre.
Puis, une délibération du
conseil municipal daté de 1833 - nous sommes à l'époque des lois Guizot
sur l'enseignement - accorde le poste de maître d'école à François
CARRE. Celui-ci doit produire son acte de naissance, un brevet de
capacité pour l'enseignement primaire élémentaire et un certificat de
moralité. Il doit également prêter le serment suivant :
"Je
jure fidélité au Roi des Français, obéissance à la charte
constitutionnelle et aux Lois du royaume". Il loge au presbytère
où se tient la classe. En 1837, la commune achète une maison rue de
Montboulon (ancienement rue du Puit du Four) qui se compose d'un local
pour l'instituteur (chambre, salle à manger, cuisine), le premier étage
est destiné aux réunions du conseil municipal et la grange est
aménagée en salle de classe. Plusieurs instituteurs s'y succèdent de
1833 à 1866.
A partir des années 1860, les
épouses des instituteurs s'occupent de l'ouvroir
c'est-à-dire de la classe spécifique aux filles : elles leur enseignent
la couture et les travaux domestiques En 1867, Louis CHOLAT dirige
l'école avec sa femme. Un rapport du conseil municipal signale que la
classe est fréquentée par quatre-vingts élèves, ce rapport ajoute : "Bien
que ce nombre n'impose pas à l'instituteur un travail au-dessus de ses
forces, sa femme, dont le conseil se plaît à tout le zèle et le
dévouement, vient à son aide et que grâce à leur concours et à leur
surveillance mutuelle, l'instruction reçoit tout le développement
désirable".
Vous avez dit classe surchargée
!...
A cette époque, le traitement de
l'instituteur se composait :
- d'un fixe payée par la mairie
de 200 francs par an,
- de la rétribution scolaire
payée par les parents qui s'élevait à 1,75 franc par mois par enfants
de plus de sept ans et 1 franc par mois pour les moins de sept ans,
- 1 franc par mois payé par la
mairie pour les enfants admis gratuitement (il y en a une quinzaine).
Le revenu annuel du maître
d'école était d'un peu plus de mille francs par an, auquel il fallait
rajouter environ 170 francs perçus au titre des cours d'adulte qu'il
donnait cinq soirs par semaine à trente personnes maximum âgées de 14
ans et plus.
En 1873, la première école des
filles est créée avec à sa tête Mademoiselle DESCAVES. La
commune acquiert alors la maison TUNGNAUD qui deviendra la mairie
actuelle pour en faire deux salles de classe (garçons et filles), deux
logements pour l'instituteur et l'institutrice, et la mairie à l'étage.
Mais seul l'école des garçons, le logement de l'instituteur et la mairie
y sont installés. L'école des filles se retrouve au
"Prieuré", elle n'intégrera les locaux de la mairie qu'en
1899.
Dès 1875, le salaire des
enseignants est pris entièrement en charge par la commune, cela
représente : 1050 francs pour l'instituteur et 804 francs pour
l'institutrice (Où est la parité des salaires ?). En 1877, les deux
enseignants demandent à prendre leurs vacances du 10 septembre au 10
octobre car c'est l'époque des vendanges et Saint-Georges étant un pays
de vignobles ils n'ont que peu d'éléves. Visiblement les congés
scolaires n'étaient pas imposés par l'Education Nationale!
Les deux classes garçons et
filles perdureront toute la première moitié du 20ème siècle, il faudra
attendre 1954 pour voir la création d'une troisième classe. Puis de 1954
à 1972, on passe de trois à huit classes, cantonnées dans des
préfabriqués derrière la Mairie. Enfin, en 1974, la création du groupe
scolaire de la Guillaumée, devenue indispensable à cause de la forte
augmentation de la population, apporte une nouvelle jeunesse à
l'instruction dans notre commune.
Eric Vandenbossche.
Directeur de la bibliothèque
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On retrouve quelquefois en
fouillant les archives municipales des anecdotes concernant la vie de la
commune autrefois. Faisons un petit retour au XIXème siècle.
Nous sommes en 1858, une lettre
datée du 8 avril, envoyée par le commissaire de police d'Auxerre
Monsieur Lesire Fruger au Maire de Saint-Georges de l'époque
Monsieur Léonard Trugnaud, fait état d'événements ayant eu lieu
le dimanche 4 avril 1858 dans la commune de Saint-Georges.
Pour mieux comprendre ces
événements revenons quelques années auparavant. En 1855, le garde
champêtre de notre commune se nommait Pierre Machavoine. Il avait
demandé à la mairie une augmentation de salaire qui lui fut refusée,
s'estimant lésé, il démissionna. Le dénommé Constantin Denis
pris alors sa place. A l'époque, les horaires d'ouverture des débits de
boissons, café, maisons publiques étaient réglementées par l'arrêté
préfectoral du 31 décembre 1856 qui stipulait que ceux-ci devaient être
fermées à 10 heures de soir du 1er avril au 1er
octobre et à 9 heures du 1er octobre au 1er avril.
Les propriétaires des établissements étaient responsables et passibles
d'amende en cas de non-observance de la loi.
Que s'est-il passé ce fameux
dimanche 4 avril 1858 ? Nous sommes le jour de Pâques, les gendarmes Bédu
et Moussot sont en tournées de surveillance de nuit dans le canton
Ouest d'Auxerre. Ils arrivent à Saint-Georges à 10 heures 30 du soir et
découvrent que le cabaret de Monsieur Jules Goudreau est :
"ouvert au public et en pleine activité de divertissement". Les
gendarmes constatent que le cabaret contient : "une foule de monde
les uns attablés et buvant les autres dansant ou jouant du billard".
L'infraction à la loi est indubitable. Mais plus grave encore au milieu
de la foule, les gendarmes croient reconnaître Constantin Denis,
le garde champêtre : lequel était attablé avec trois personnes et s'est
empressé d'éteindre la chandelle et de prendre la fuite". Or,
conformément à l'arrêté préfectoral de 1856 : "son devoir lui
commandait d'empêcher et lui défendait de tolérer" ce
rassemblement illégal, "auquel le dit garde champêtre a sciemment
et volontairement contrevenu". Après avoir en vain recherché le
garde "qui n'a pu être retrouvé dans la commune non plus que dans
son domicile", les gendarmes ont dressé procès-verval à l'encontre
du propriétaire de l'établissement et de Constantin Denis.
En conséquence de ces faits, le
commissaire de police a adressé au préfet un rapport circonstancié et
motivé concernant la conduite du garde champêtre dans lequel il propose
sa révocation "en raison de la gravité du manquement à son devoir
dans la circonstance constatée par le procès-verbal". Très
probablement Constantin Denis n'en était pas à son premier
manquement et le maire avait déjà eu à s'en plaindre car le commissaire
lui demande ses observations concernant la conduite et les antécédents,
négligences et insoumissions du garde champêtre.
Quoi qu'il en soit le garde
champêtre de Saint-Georges Constantin Denis fur révoqué et l'ancien
garde Pierre Machavoine fut quant à lui réintégré avec l'augmentation
qu'il avait souhaitée. Il avait 60 ans, point de retraite en ce temps, et
exerça sa fonction jusqu'en 1878.
Eric Vandenbossche.
Directeur de la bibliothèque
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Imaginez... Saint-Georges à la
fin du siècle dernier, les routes ne sont pas goudronnées bien sur, (il
faudra attendre une trentaine d'années pour que la Grande Rue le soit)
tout juste empierrées. La population se déplace qui à pied, qui en
voiture à cheval, qui en bicyclette.
Mais depuis quelques années une
invention, assurée d'un brillant avenir, fait parler d'elle. En quelques
décennies, elle relèguera les paysages bucoliques de nos villages dans
la mémoire des nostalgiques du "bon vieux temps" :
l'automobile.
On ne sait si les deux premières
automobiles qui circulèrent à Auxerre - l'une appartenant à Monsieur Rigollet,
dentiste, et l'autre à Monsieur Restant, pionnier du sport à
Auxerre - vinrent s'égarer dans notre commune. Néanmoins, il est sur que
les habitants de Saint-Georges purent les contempler dans les rues de la
ville voisine.
Cependant, l'événement fut
certainement l'acquisition par Monsieur Leclerc de Fourolles,
propriétaire du manoir des Cormiers, d'une Panhard 8HP, 4 cylindres de
1898. Les Baulchois purent le voir déambuler sur les routes poudreuses de
la commune assis sur le siège arrière de cette quatre places, la
conduite étant assurée par Jean Monique, son
"mécanicien".
On peut supposer que le bruit
inhabituel, la fumée et les odeurs de pétrole incommodèrent dans un
premier temps les animaux du village attisant la colère de leurs
propriétaires. Mais la mode était lancée et à la veille de la Grande
Guerre on comptait déjà cinq automobiles et une moto (appartenant au
curé) à Saint-Georges.
L'engouement pour ce genre de
véhicules obligea même, en 1924, la municipalité à prendre des mesures
énergiques en limitant la vitesse dans la commune à 25 km/h.
Et quoi de mieux pour conclure
cette histoire qu'un extrait du poème de Ferdinand Clas intitulé
: "D'nout' et a c't' heu'"
A c't' heu'e, on s'en va drêt
d'vant soué,
Tout coumme des vrais
imbéciles,
Sans savourer là vou' mi pourqué,
Dans des voitu's automobiles.
Pus on court, pus on est content
;
On bouscull' tout, on
écrabouille,
Si on a pas thué un passant,
On croué qu'on est rentré
berdouille.
Eric Vandenbossche.
Directeur de la bibliothèque
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