|
|
1905, envoyé secrètement
en Europe par l'Empereur de Corée, alors que la guerre russo-japonaise
fait rage, Il-Wan débarque à Paris accompagné de son fidèle Yu-Pok. Il
s'est déjà arrêté à Saint-Pétersbourg et Vienne mais on n'y a guère
été sensible au sort de la Corée, dans l'ombre de ses puissants
voisins. Paris le séduit et il passe avoir plus de succès mais ce n'est
qu'incompréhension...
Mais il rencontre Eléna.
|
Retour
|
Le narrateur, Will agé de
14 ans, parisien et enfant d'un couple marginal est invité au mariage du
fils ainé de ses cousins Vitti, provinciaux, ouvriers dans une
manufacture de cristal. Il y rencontrera sa cousine Roxane qui se charge
de son éducation sexuelle. Il y découvre aussi un monde mesquin,
traditionaliste, jaloux et prompt à la critique, qu'il méprise et dont
il brosse un portrait -charge cruel et caustique où percent son
écoeurement et sa haine- (on pense à la noce de Madame Bovary).
Sept ans plus tard, il
est à nouveau convié au mariage du second fils Vitti. Tout a basculé :
les Vitti ont été licenciés et traînent leur rancoeur, le père de
Will a été retrouvé mort à l'arrière de sa voiture, sa mère est
atteinte d'un cancer et se sait condamnée. La famille ne cache plus sa
désapprobation et ses critiques assassines contre tous ceux qui ne
suivent pas le droit chemin. Will, devenu homosexuel et se retrouvant avec
le frère de Roxane, est bien sûr leur cible favorite.
C'est une analyse
réaliste et violente d'une société médiocre et aigrie où seuls
quelques marginaux trouvent grâce aux yeux du narrateur dont l'écriture
dissèque froidement, à coups de scalpel la laideur familiale.
Plusieurs scènes d'homoséxualité
peuvent choquer certains lecteurs.
|
Retour
|
Adaptation du film réalisé par Benoît Jacquot,
avec Catherine Deneuve dans le rôle de Marie Bonaparte.
Marie (1882-1962), arrière petite-nièce de
Napoléon Ier, arrière petite-fille de Lucien Bonaparte. Riche
héritière d'une mère qui meurt en la mettant au monde, une enfance
recluse, sans affection entre sa grand-mère et son père- elle épouse le
prince Georges de Grèce et se trouve apparentée à toutes les familles
royales d'Europe. En 1925, insatisfaite se croyant frigide, elle va voir
Freud à Vienne. Il consent, malgré ses réticences à la prendre en
analyse. Elle deviendra psychanalyste à son tour. Lorsque les nazis
envahissent Vienne, elle se précipitera à Vienne pour sauver son vieux
maître malade. il part pour Londres et y mourra en 1939. Ses cendres
reposent dans l'urne que Marie lui avait offerte.
|
Retour
|
C'est la guerre des gars de Lagleygeolle
(Corrèze), la Grande, celle de 14/18.
L'auteur (originaire du lieu) leur fait revivre
ces terribles années. Il raconte ce que fut pour les Manimont, Giscard,
Arfeuils,... et les autres, mort au champ d'honneur, l'horreur des
combats. Il dit la boue, les sorties de tranchées, soutenues par une
rasade de "gnôle", le carnage, les gaz, la peur, le courage,
la mort... les br^ves permissions, le désespoir à l'instant du retour
au front.
Et puis, la vie de ceux qui sont restés au
village, les travaux des champs à assumer, les lettres tant attendues,
l'annonce des soldats morts au combat. L'entrée en guerre des
Etats-Unis, en avril 17, amenera l'ennemi à demander - au Président
Wilson - la cessation des combats. Vint le rapatriement des corps encore
identifiables, puis l'érection en 1923 de la stèle où seront inscrits
le nom des 27 enfants de Lagleygeolle "morts pour la France".
Beaucoup d'émotion dans ce récit qui ne peut
laisser le lecteur insensible.
|
Retour
|
Ce sont les amours de
quelques heures, quelques jours, sur lesquelles on ne fondrait pas sa vie,
mais qui marquent néanmoins les protagonistes.
Fine observatrice
psychologique, C. Cusset est fort douée pour restituer l'ambiance d'une
ville, d'un lieu. Amours transversales est un livre très bien
construit (ce qui n'est pas simple vu la multitude de personnages qui se
croisent, se perdent, se revoient). On retrouve le ton ironique, parfois
mélancolique, parfois jubilatoire, qui caractérise l'auteur.
|
Retour
|
Ce récit veut être celui d’un amour qui va irrésistiblement lier l’auteur
à Louise, dont tout pourtant a priori le sépare. La personnalité des
protagonistes a quelque chose de tellement irréel que le lecteur ne
saura sans doute s’identifier à aucun d’entre eux. Pas davantage d’intrigue
romanesque pour retenir son attention. Reste l’émerveillement que
suscite le verbe poétique de Christian BOBIN, parfois même trop
débordant. Au point que l’on puisse souvent, préférer poser le
livre pour savourer plus tranquillement un mot, une expression,
éclatante de poésie et de vie profonde, dont Christian BOBIN a
vraiment le secret
|
Retour
|
Michel
Quint est maintenant bien connu du grand public pour ses
" Effroyables jardins " ayant donné lieu récemment
à un film très apprécié des spectateurs.
Avec ses
80 pages, ce dernier ouvrage, comme les précédents, nous semble relever
plus du récit que du roman.
L’histoire
trouve encore son origine dans les années sombres de la guerre. On y
parle de Chimène et de Rodrigue, et aussi de Gérard Philipe, mais celui
qui nous la raconte a parfois le cœur triste d’un nouveau Cyrano. On
pourra de nouveau regretter le style parlé, souvent même très
relâché, voire chaotique qu’emploie le narrateur. Mais c’est celui
qu’aime utiliser l’auteur, par ailleurs professeur de lettres !
Au lecteur d’apprécier.
|
Retour
|
Frances, divorcée de
Johnny, militant communiste, et mère de deux fils, occupe à Londres la
maison de sa belle-mère Julia. Rêvant de faire du théâtre, elle
renonce à ce projet et consacre son existence à héberger des
adolescents révoltés et en rupture de famille. La 1ère moitié du roman
est consacrée à narrer les épisodes de cette cohabitation, parfois
houleuse entre plusieurs générations dans un esprit tout à fait
caractéristique des années 60 et des utopies de l'époque. Puis
l'intérêt se concentre sur Sylvia, autrefois hébergée par Frances,
devenue médecin et partie exercer dans un village perdu d'Afrique. Ce
sont alors tous les problèmes du Tiers Monde et du sous développement
qui deviennent le sujet du roman. Les rêves les plus doux se soldent par
l'échec même si Frances continue à se dévouer pour ceux qui trouvent
refuge chez elle. Malgré l'âge de D. Lessing, son inspiration et son
écriture n'ont pas pris une ride. Elle sait à travers des dialogues et
des comportements, plus qu'au moyen d'analyses psychologiques, faire
revivre les problèmes et les idéaux d'une époque qu'elle juge toujours
avec lucidité et humour. |
Retour
|
DERNIER
COUTEAU, c’est d’abord l’histoire d’une dérive : celle
d’un chômeur, qui, écarté des vivants, se retrouve au bord de
la folie. C’est aussi l’histoire d’une amitié entre deux
hommes que tout pourtant devrait séparer,
à plus forte raison leur amour pour une même femme. Et pourtant…
On
retrouve avec plaisir dans ce dernier roman, l’écriture d’un
auteur que beaucoup ont certainement déjà appréciée avec
notamment Le Maître des Paons L’Offrande sauvage,
ou La Mélancolie des innocents .
Le
" montage " de cette nouvelle histoire peut
toutefois surprendre. Au lecteur d’en juger.
|
Retour
|
. |